Étrange ...

August 9, 2017

Ces photos ont été réalisées sans appareil photo ni lumière

 Auteur : Noémie Jennifer

Source : https://creators.vice.com/fr/article/wn99n9/klea-mckenna-poetic-photograms-were-made-in-total-darkness-in-nature

 

Klea McKenna fait des photogrammes surréalistes de tout ce qu’elle trouve dans la nature.

 

Quelles sont donc ces étranges clichés monochromes ? On croit deviner des images familières — des vues lunaires, des macros abstraits — avant de secouer la tête et de se résoudre à donner sa langue au chat. Les photogrammes de Klea McKenna ne ressemblent décidément à rien de connu. Étrangement poétiques, indéniablement surréalistes, ils représentent pourtant des choses très concrètes : des souches d'arbres, de la terre, du béton…

 

Transformant la nature en pure abstraction, la photographe américaine a une méthode bien à elle. Que ce soit en studio ou en plein air, elle n'a recours ni à un appareil photo ni à la lumière. Elle utilise du papier photosensible, qu'elle expose très longtemps pour arriver à produire les images de cette troublante série, intitulée Automatic Earth.

She (1), 2016

 

Sur son site, McKenna décrit ainsi son travail : « [Avec mes deux assistantes] nous sortons et gaufrons le papier photosensible manuellement sur les motifs du paysage — les fissures du sol, l'architecture craquelée, les cernes d'un tronc d'arbre. Nous travaillons dans le noir et nous mettons le papier dans une boîte étanche une fois que nous avons terminé. Cette méthode nécessite pas mal d'endurance physique — des heures à genoux ou courbé. Si quelqu'un nous voyait, il se demanderait sûrement ce que nous fabriquons. »

Automatic Earth #32, 2017

 

McKenna travaille ensuite les photogrammes dans sa chambre noire. « Quand le papier est saturé de révélateur, la texture devient presque entièrement aplatie, mais l'image de la texture elle-même demeure », explique-t-elle encore. Certaines images sont exposées telles quelles, d'autres sont découpés puis assemblées et collées dans des installations de plus grande envergure — comme les 42 photogrammes qui composent The Wepping Rocks.

 The Weeping Rocks, 2016

 

Pour la photographe, il y a des liens évidents entre les motifs naturels et l'expérience humaine. « C'est quand le motif se brise que l'on apprend quelque chose : une pression, un traumatisme, une interaction, l'entaille d'une tronçonneuse… une fissure dans la terre. »

 

Automatic Earth #9, 2016

 

Automatic Earth #4, 2016

 Automatic Earth #12, 2016

 

Automatic Earth #5, 2016

 

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