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La FIAC ... culte du Rien, du foutage de gueule et du Business défiscalisé ?


La FIAC ... "monument" incomparable et incontournable de l'Art en France ...

Mais qu'est ce c'est en réalité ?

Plusieurs sons de cloches coexistent mais rien ne vaut regarder par soi-même ce que l'on peut y trouver et quelle "oeuvres" d'artistes reconnus ou émergents on peut contempler, "admirer" et acheter :

et pour reprendre le billet d'humeur lu dans un article dont je n'ai malheureusement gardé que le texte tant il m'a paru révélateur :

La FIAC ou le culte du rien et des Aliborons… Un grand moment de solitude !

Provoc gratuite, vulgarité, vide sidéral, laideur et monstruosités en tous genres, bêtise…

Reflet inquiétant de notre société du chaos et de nos « élites » sans vision, ni ambition … sans imagination, qui se délitent dans une sorte de nivellement par le bas, n’incarnant même plus la fonction qu’ils occupent. Je ne parle pas seulement de nos politiques, à qui l’on pense instantanément.

Je me demande où sont les grands marchands et collectionneurs d’antan cultivés, qui savaient parler d’art avec intelligence et grandeur d’âme. Au lieu de cela nous avons Suzanne Tarasieve et consœurs peoplisés qui n’ont rien à dire d’autre que « C’est un immense artiste, un créateur génial », posant entre Johnny Halliday et autres célébrités du show bizzzzz…

A qui s’adresse donc cette « foire » du déchet et de la vacuité ? En ce sens faudrait-il employer ce terme au sens rimbaldien du terme (« Sous des habits puant la foire », Les poètes de sept ans).

Simplement à une élite cultivant la distinction sociale à des fins économiques pour mieux asseoir sa domination. D’où cette volonté à marquer son territoire sur le plan culturel en imposant une forme d’art officialisée par les institutions, au service de la grande finance.

Bien sûr cela n’est pas nouveau, et les quelques artistes courtisans qui passent plus de temps au Ministère que dans leurs ateliers sont les mêmes depuis trois décades. Parallèlement à ce petit monde de l’entre-soi, où seuls quelques élus ont les faveurs des réseaux spéculatifs du monde de l’art, il existe aussi des artistes qui mouillent leur chemise tous les jours.

Certains d’entre eux, que je connais, plasticiens, photographes, vidéastes, sculpteurs, peintres, graveurs… de grand talent, faute de ne pas faire parti du gotha de l’art contemporain, n’ont pas la visibilité qu’ils mériteraient.

Attention, ne nous méprenons pas, ce que je remets en cause ne concerne pas l’art lui-même et les artistes qui le servent authentiquement, qu’ils soient classiques, modernes, post-modernes, d’avant-garde, contemporains …

Non, non, et il devrait y avoir de la place pour tout le monde.

Le problème relève aussi de la banalisation des pratiques artistiques qui voudraient que n’importe qui peut être artiste. Encore faudrait-il savoir ce que ce terme recouvre. D

éjà Courbet posait-il la question, « Être artiste, s’apprend-il ? ». Aujourd’hui tout le monde produit de « l’art », sans formation, sans initiation.

Tout se vaut et nos communes regorgent d’expositions officielles où règne dans la plupart des cas la médiocrité. Pendant ce temps à Paris, pour se différencier du bas peuple, une petite minorité de soi-disant initiés, richissimes, décident de ce qu’est l’art, en construisant une forteresse culturelle, véritable rouleau compresseur totalitaire, et appareil idéologique d’état, pour le profit de quelques uns.

« Oh Chéri ! Tu as vu ces briques sur ce tabouret ? Quel talent ! Quelle audace ! Géniâââââl !

STOOOOOP !!!!

et je partage grandement cette opinion !

Mais qui y voit on ? (pour compléter ce peu reluisant tableau par une typologie que j'ai bien reconnu et qui m'a amusé !)

Auteur : Théophile Pillault

Source : https://thecreatorsproject.vice.com/fr/blog/une-typologie-des-gens-quon-croise-a-la-fiac?utm_source=tcpfbfr

L’adhérent

En pleine FIAC, la collection de feu Claude Berri s’est envolée pour 9 millions de dollars, sous le marteau épileptique de Christie's*. Et ce, “malgré des incertitudes pesant sur un marché secoué depuis le 13 novembre dernier par les retombées des attentats à Paris” a-t-on pu lire dans la presse spé, rarement embarrassée par l’empathie. Si vous pensez que la vente aux enchères de ces 77 oeuvres, elles-mêmes financées par les films de Christian Clavier et vendues en grande partie aux Qataris constitue un cercle vertueux de l’économie de marché, alors vous êtes un adhérent. À la FIAC, l’adhérent ne bénéficie d’aucune remise. Mais il s’en fout : vieil élitiste suisse, grosse fortune texane ou néo-magnat Hong Kongais, il nage en plein budget no-limit, est ravi d’être là et se satisfait parfaitement de l’épaisse mousse spéculative qui règne ici. Pneu incrusté de diamants, galette de feuilles d’or, vitrines vides et énième installation en néon de parking… Tout cet humour de riche déployé le long des stands le fait bien marrer. Où le trouver ? Hilare, face à tous les stands où le curseur subversif est réglé entre aimable chatouille et massage thaïlandais.

Le FIAC-freak

Il a crypté son style au dernier degré, par mimétisme avec – selon elle/lui– les oeuvres présentées. Une technique d’acclimatation qui ne marche ni devant le Berghain à 7 heures du mat, ni ici.

Le badaud

À 35 euros l’entrée pour près de 200 galeries représentées, le ratio est d’à peine 13 centimes par galeries. Une aubaine dans l’esprit du touriste du dimanche. Le problème, c’est qu’une édition de la FIAC ressemble toujours plus ou moins à une autres édition de la FIAC : un buffet d’oeuvres fusions et de pain surprise sans gluten. Un vaste déballage précieux et désordonné, un grand inventaire conceptuel du fun et du chic, entre crasse et strass. Un florilège suréclairé d’où le regard sort rincé. Et malgré les mines bien obéissantes de 90 % des visiteurs, personne n’est capable de ressentir la moindre cohérence artistique. La FIAC est la seule Foire qui fait tout pour ne pas en être une. Ici, seul le blanc de la scénographie et les grilles tarifaires font office de liant. Un peu léger. Certains cherchent le fil rouge aux cimaises, d’autres au plafond ou à leurs pieds. J’ai vu une meuf, pragmatique, qui se maquillait dans le reflet d’une oeuvre. Le badaud lui, regrette d’avoir lâché 35 balles pour se balader d’un rayon conceptuel à un autre.

Le politique de gauche

Peut-être le plus à l’aise. Déambulant, coupe dans une main, l’autre dans celle des autres, dans ce paradis où enfin est appliqué son fantasme d’une culture adaptée à l’économie de marché. Quelques photos devant une croûte et vous pouvez être sûr que c’est lui, et lui seul, qui fait ici une bonne affaire.

L’étudiant japonais

Il a parcouru près de 10 000 bornes en mode ruée vers l’Art pour tenter quinze minutes de rendez-vous après d’un florilège finement sélectionné de galeristes. Le jeune homme est armé d’un porte-vue 80 pages, farci des biographies complètes – ainsi que d’une solide revue de presse – de ses idoles des galeries Miguel Abreu ou Alfonso Artiaco. Une oeuvre hybride, qui s’ignore et méritait en soi d’être exposée.

Le marchand d’Art de province

Est venu se refaire les dents à la capitale. En fait, il tient lui aussi Salon, 8e Avenue pour être exact. Un événement parasite dédié au Streetart, solidement agrippé aux parois intestinales de la FIAC depuis l’année dernière. Au coeur de ce ténia long et surchauffé, le visiteur racketté (entrée 15 €, catalogue 20 €, voiturier 10 €) croisera une flore haute en couleur, revue à peine sélective du pire de Pasqua, Jef Aérosol, Miss Tic ou Nasty. Plus tard, paumé sous la verrière du Grand Palais, cet ancien brocanteur et neo-Urban-Art-dealer, sera bien incapable de voir ce qui sépare son métier de ces “branchés qui ne parlent même pas français”. Parce que oui, il dit « branché ».

Le réac’

N’a certainement pas payé son entrée pour une telle escroquerie, mais est clairement venu s’en payer une bonne tranche. Où le trouver ? Sourire au lèvres face à Kraupa-Tuskany Zeidler, perplexe chez Balice Hertling ou Allen, indigné – à raison – par les prix des oeuvres de Richard Prince.

Sophie Marceau

Pense elle aussi avoir apporté sa pierre à la grande maison contemporaine le week-end dernier. En même temps, son public est un garçon-pâtissier. Sophie Marceau fait du Sophie Calle et ça donne mal à la tête.

Le Godefroy de Bouillon 2.0

Mini-moustache, slim noir et cardigan asymétrique... Cet horrible cherubin fait mine de comprendre et ressentir toutes les oeuvres exposées, qu’elles soient minimalistes ou ultra-réflexives. Ce qui est mentalement impossible, même sans gueule de bois post-Bal Jaune. Affiche sa coupe du Guesclin avec presque autant d’ostentation que son accent de Madonna décentrée. Parmi les rencontres les plus horripilantes de la foire. Grosse concentration au premier étage du Grand Palais.

Le tapin de vernissage

S’acclimate finalement très bien à son nouveau terrarium.


© 2020 Marc Mercier Photography