Rechercher

Ben si c'est vrai ...


Sur facebook circule beaucoup de choses et surtout du grand n'importe quoi ... mais si c'est vrai (et ça va tout à fait "bien" dans les tendances et pratiques actuelles, ça promet :

Quelles sont les limites légales d'une collaboration ?

Vu sur le mur de Joel Boisseau de Varennes et repris dans nombre de groupes de photographes par différentes personnes...

Je n'apprendrai rien à personne en vous disant que l'Etat cherche en permanence des moyens de remplir ses caisses...et j'ai une amie au Ministère du Travail (nul n'est parfait) qui m'a informé récemment qu'une commission a été chargée avec l'inspection du travail de s'intéresser aux "collaborations" dans le monde de la photo ! Cette pratique qui s'apparente à une sorte de troc entre photographe et modèle est aujourd'hui fort répandue et elle représente sans doute une grosse proportion des clichés réalisés dans le milieu de la mode Une modèle a besoin de photos, bonnes de préférence, pour se montrer à son avantage sur son book et le photographe a le besoin lui aussi de montrer son travail donc le photographe ne paie pas la modèle, la modèle ne paie pas le photographe et c'est un simple échange de compétences entre amis....Jusque là, tout va bien !! Bien sûr, je parlais du shooting basique pendant lequel la modèle pose avec ses propres tenues... Après, il peut arriver que, dans le seul but d'obtenir un meilleur résultat, la modèle (ou le photographe, peu importe) demande à un magasin de lui prêter des tenues : il s'agit juste d'un "petit arrangement entre amis" et personne n'y voit de malice...Bien entendu, lors de la publication, on va mentionner que les fringues ont été gracieusement prétées par la boutique "Xy" : simple question de courtoisie...et la boutique disposant de jolis clichés peut aussi vouloir les diffuser ou même en faire des tirages...mais on vient brusquement en toute bonne foi et bien involontairement de mettre un pied dans l'illégalité ! Eh oui...que doit faire une boutique qui veut faire de la publicité ? Employer des professionnels et donc les rémunérer évidemment et donc cet usage peut être relevé comme du travail dissimulé... Autre cas, encore plus courant et malheureusement encore plus grave aux yeux de la Loi : cette fois, la modèle (ou le photographe, encore une fois peu importe qui est au départ de l'action puisque qu'ils sont dans le même bâteau) l'un des deux donc connait une créatrice, un styliste...qui débute (ou pas...!) qui serait heureux de prêter ses tenues pour récupérer en échange de jolies photos de celles-ci...Personne n'a rien à payer et tout le monde est content ! sauf que, là encore tout dépend de l'usage fait des photos... Si elles sont réussies, tout le monde trouvera normal que la créatrice les utilise pour illustrer son site internet par exemple...et hop : utilisation d'un travail gratuit à des fins publicitaire = travail dissimulé pour le législateur !! J'ai de nombreux amis qui travaillent dans le milieu de la mode et de la photo et cet article n'a pas d'autre but que de vous mettre en garde : l'urssaf, la répression des fraudes et d'autres services encore (douanes, gendarmerie) sont habilités à faire des controles pour débusquer le travail dissimulé...et pour éviter un redressement qui peut couter très cher je conseille la prudence ! Si vous avez le moindre doute, consultez un juriste avant de vous mettre en infraction .

c'est du grand n'importe quoi donc mais tout à fait plausible ...

et les réactions, nombreuses dans tous les groupes concernés s'en font écho ...

à titre d'exemples :

XXXXXX: Et si la styliste fait des photos de son fils qui porte ses tenues et qu'elle fait sa pub avec, on considère que le fils (majeur ou pas) devait être rémunéré? Et si je donne un coup de main à mon frère, qui est indépendant pour déménager, travail au noir? Bon sang ils feraient mieux de s'attaquer aux vrais problèmes.

YYYYYY:' En même temps on fait quoi? Je donne 200€ à la modèle, la modèle me donne 200€, je donne 200€ à la boutique et elle me donne 200€...? émoticône unsure

DDDDDD a répondu · 2 réponses

XXXXXX Si vous aidez un professionnel dans le cadre de son activité sans être déclaré, c'est du travail au noir. Quelle que soit votre relation familiale ou amicale avec le professionnel. Le problème particulier de la photographie étant la trace laissée. Si une maman couturière aide sa fille en réalisant des travaux de couture chez elle, il n'y a aucun risque. C'est invisible. Mais si une maman de boulanger va lui vendre son pain, c'est très risqué. Elle est exposée au public. Entre particuliers, c'est la même chose. Un ami qui vient vous aider dans vos travaux sera, à priori, considéré comme un travailleur non déclaré. Il faudra apporter la preuve de votre relation et surtout de son antériorité à vos travaux. En revanche, il n'y a jamais de souci en famille. On remarquera que quand un sénateur prend 6000€ par mois dans les caisses de l'état c'est juste normal.

SPPPPPPP: Que 6 000 ? émoticône wink

J’aime · Répondre · 5 janvier, 00:51

DDDDDD Les règles légales sont simples : une collaboration ne peut se faire qu'entre 2 particuliers et sans rémunération. Dès que ça touche une entreprise, ou qu'il y a rémunération, c'est du travail dissimulé. C'est aussi simple que ça...

MAAAAAA: Alors il faut directement fermer Instagram

On marche de plus en plus sur la tête ici !


© 202 Marc MERCIER PHOTOGRAPHY